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La santé mentale des hommes gays : un sujet qui mérite l'attention

Mis à jour : mai 1

Suite à de nombreuses études et sondages dans différents pays occidentaux, il apparaît clairement que la santé mentale des hommes gays, homosexuels et bisexuels (ainsi que de toutes les personnes qu’on associe à la communauté dite LGBT) est plus fragile et sensible que celle des populations hétérosexuelles. Il s'agit donc d'un sujet trop souvent sous-estimé et qui mérite vraiment l'attention.



Une santé mentale fragile et sensible se transforme rapidement en un terrain propice au développement de divers troubles, maladies et de nombreuses dérives. C'est pourquoi le sujet mérite qu'on lui porte une attention soutenue, afin d'éviter d'importantes souffrances.


Au cours de la vie de tout homme ou individu vivant en société, les trois aspects qui influent le plus fortement sur son bien-être et sa santé mentale sont les suivants :

  • l’inclusion sociale

  • le droit de vivre sans faire l’objet de discrimination ou de violence

  • l’accès aux ressources économiques

Dans le cas des hommes gays, homosexuels et bisexuels, ces conditions sont rarement garanties et font souvent l’objet de dures batailles et de conflits, intérieurs comme extérieurs.


Cette situation est due en partie à une vision historique de l’homosexualité qui remonte à des siècles déjà et qu’il est difficile d’effacer, mais aussi à un contexte de discrimination, d’humiliation et de persécution toujours très actuel, même s’il a tendance à évoluer et à s’améliorer sans cesse.


L’homophobie généralisée dans certaines milieux, l'absence de modèles positifs et de référents valorisés pour se construite et se développer sereinement constituent également un des facteurs qui complique l’accès à une santé mentale solide et satisfaisante.


Une longue histoire de maltraitance et de discrimination


Chez les hommes qui se reconnaissent et s’identifient en tant que gays, homosexuels ou bisexuels, l’expérience de la maladie mentale et du bien-être en général est aussi diverse que celle qui touche n’importe quelle autre personne hétérosexuelle, à cette exception près que les effets de la perception de l’homosexualité et de son traitement au niveau social ou privé peuvent entraîner un risque nettement plus élevé de troubles mentaux et de comportements destructeurs, ainsi qu’une estime de soi plus fragile et difficile à construire.


Cette situation est l’héritage d’une longue histoire de maltraitance, d’intolérance, de discrimination et d'homophobie systémique qui a laissé de mauvaises habitudes et des comportements injustes dans la société, entraînant de lourdes séquelles dans le développement spirituel et psychologique des hommes gays, homosexuels ou bisexuels, tant au niveau de leur épanouissement social, familial ou personnel, que de leur rapport au bonheur.


Un contexte socio-culturel agressif et hostile


La santé mentale des hommes gays, homosexuels ou bisexuels n’est pas seulement fragilisée par une longue histoire qui se décline au passé, mais aussi par une réalité socio-culturelle très actuelle, et une homophobie persistante, qui se traduisent notamment par des comportements agressifs et hostiles très concrets, persistants et douloureux, surtout pour les plus sensibles. Ces comportements peuvent provenir de la famille elle-même, du partenaire amoureux, du milieu professionnel ou de l’environnement immédiat. Parmi les exemples de maltraitance ou d’humiliation physique ou mentale, on peut mentionner notamment la violence physique, orale ou morale, l’agression sexuelle, le viol, la pédophilie et l’inceste, ainsi que l’intimidation, surtout chez les jeunes.


On sait aujourd’hui que la stigmatisation et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ont d’énormes répercussions sur la santé mentale des hommes gays, homosexuels ou bisexuels. Et cela commence tôt. La plupart du temps, dès l’enfance ou l’adolescence. Et ensuite, cela laisse des traces plus ou moins conscientes tout au long du reste de la vie de ces hommes. Être exposé à des sévices, à l’humiliation, à la maltraitance ou à l'homophobie n'est jamais anodin et ne doit en aucun cas être laissé sans suivi.


Des conséquences à prendre au sérieux


La fragilité de la santé mentale des hommes gays, homosexuels ou bisexuels a diverses conséquences qui méritent toutes une attention soutenue pour éviter des dérives ou des dégradations plus importantes. Parmi les plus évidentes, on peut citer au premier plan, l’exposition à diverses maladies comme le VIH, les maladies vénériennes ou la dépression, le manque de résistance face aux addictions et aux dépendances, la confrontation à des pensées suicidaires et des comportements autodestructeurs graves, notamment chez les plus jeunes, et enfin une estime de soi défaillante qui nuit à l’affirmation de l’individu et l’empêche d’occuper sa juste place dans la société ou dans sa famille.


Non seulement les hommes gays, homosexuels ou bisexuels sont souvent la cible de harcèlement ou d’agressions, mais ils peuvent également être victimes de discrimination, notamment en matière de logement et d’emploi, ce qui vient accentuer leur détresse et leur sentiment d’injustice. Ils peuvent également être éprouvés par le rejet manifesté par leur famille ou leur environnement social. C’est pourquoi ces individus connaissent des taux plus élevés de dépression, d’anxiété, de troubles obsessionnels-compulsifs et phobiques, de tendances suicidaires, d’automutilation et de toxicomanie.


Quelques données chiffrées sur la santé mentale des hommes gays, homosexuels et bisexuels :


  • Les hommes gays, homosexuels ou bisexuels présentent un risque plus élevé de souffrir de troubles mentaux ou dépressifs que les hommes hétérosexuels

  • Les jeunes gays, homosexuels et bisexuels présentent un risque significativement plus élevé d’effectuer une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuels

  • Au cour du processus de conscientisation et d’affirmation des hommes gays, homosexuels ou bisexuels des symptômes dépressifs sont susceptibles de se manifester dès l’âge de 10 ans

  • Environ 16 % des hommes gays, homosexuels ou bisexuels font au moins une tentative de suicide dans leur vie

  • 1/3 des hommes gays, homosexuels ou bisexuels de moins de 20 ans ont déclaré au moins une tentative de suicide au cours de leur vie. L’âge médian de la première tentative était à 16 ans, et la plupart des tentatives observées avant 25 ans

  • Les hommes gays et bisexuel présentent 2 fois plus de risque de vivre un épisode de dépression ou d’avoir des pensées suicidaires en l’espace d’une année que les hommes hétérosexuels. Ce taux est 3 fois supérieur chez les hommes gays, homosexuels ou bisexuels que chez les femmes lesbiennes ou bisexuelles

  • Les hommes gays, homosexuels et bisexuels présentent 3 fois plus de risque de faire au moins une tentative de suicide dans leur vie que les hommes hétérosexuels

  • Les hommes gays, homosexuels et bisexuels sont exposés à un niveau de stress plus élevé et à des sources de stress plus importantes que la majorité hétérosexuelle

  • Les hommes gays, homosexuels et bisexuels connaissent des taux plus élevés de dépression, d’anxiété, de troubles obsessionnels-compulsifs et phobiques, de tendances suicidaires, d’automutilation et de toxicomanie

  • Les hommes gays, homosexuels et bisexuels sont deux fois plus susceptibles que l’ensemble de la population de subir de la maltraitance pendant l’enfance, ainsi que des actes de violence ou la perte d’êtres chers

  • Le risque de trouble de stress post-traumatique (TSPT) chez les hommes gays, homosexuels et bisexuels est le double de celui des hétérosexuels

  • Les membres de minorités sexuelles courent deux fois et demie plus de risques de faire une tentative de suicide, et une fois et demie plus de risques de souffrir de dépression et d’anxiété que les hétérosexuels

  • Les jeunes hommes gays, homosexuels ou bisexuels courent approximativement 14 fois plus de risques de se suicider ou de devenir toxicomanes que les personnes hétérosexuelles

  • Certaines recherches indiquent que la prévalence d’abus d’alcool, de tabac et d’autres substances peut être de deux à quatre fois supérieure chez les hommes qui s’identifient comme gays, homosexuels ou bisexuels


Si vous vous sentez épuisé physiquement ou moralement, ou si vous manquez d’énergie, si vous vous sentez souvent au bord des larmes, ou au bout du rouleau, si vous vous repliez sur vous-même, si vous n’avez plus envie de faire des choses qui vous plaisaient auparavant, si vous consommez de l’alcool ou de la drogue pour soulager votre douleur si vous vous faites du mal ou avez des pensées suicidaires, vous devriez chercher à obtenir de l’aide.


Et toi, comment te sens-tu ? Tu veux en parler ? Tu veux être aidé ? Réserve dès à présent ta première consultation en ligne et fais dès aujourd'hui ton premier pas vers un mieux être rapide et durable.


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Sources : Homewood Santé | Centre Ressources Handicap et Sexualités (CeRHeS)





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